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Sommes-nous une civilisation primitive ?

  • 21 déc. 2017
  • 12 min de lecture

Notre monde, et l’état dans lequel il se trouve, est un reflet de la conscience totale et combinée de chacun de ceux qui y vivent.


Comme nous pouvons le voir en regardant autour de nous, il reste beaucoup de travail à faire. A moins, bien sûr, que nous ne soyons satisfaits de notre monde tel qu’il est.


Curieusement, la plupart des gens le sont. Voilà pourquoi il monde ne change pas.


La plupart des gens sont vraiment satisfaits d’un monde dans lequel on respecte les différences, mais non les similitudes, et où on règle les désaccords par le conflit et la guerre.


La plupart des gens se satisfont d‘un monde où la survie est réservée au plus fort, où « la raison du plus fort est toujours la meilleure », où la compétition est obligatoire et où gagner est considéré comme le plus grand bien.


Si ce système se trouve également produire des « perdants », alors, qu’il en soit ainsi, pourvu que nous n’en fassions pas partie.


La plupart des gens sont satisfaits, même si un tel modèle produit des gens qui, souvent, se font tuer lorsqu’on les juge « mauvais », crèvent de faim et deviennent des sans-abris lorsqu’ils sont « perdants », deviennent opprimés et exploités lorsqu’ils ne sont pas « forts ».


La plupart des gens trouvent mauvais ce qui est différent d’eux. En particulier, on ne tolère pas les différences religieuses, ni un grand nombre de différences sociales, économiques ou culturelles.


La classe supérieure justifie l’exploitation de la classe inférieure en disant, pour se féliciter, que ses victimes vivent désormais dans de meilleures conditions qu’avant. Selon ce critère, la classe supérieures peut ignorer le problème de savoir comment il faudrait traiter tous les gens si on était vraiment juste, plutôt que de se contenter d’améliorer un tout petit peu une horrible situation, en faisant un profit obscène par-dessus le marché !


La plupart des gens rient lorsqu’on propose une autre sorte de système que celui qui prévaut actuellement, et disent que des comportements comme la compétition, le meurtre et le principe « au plus fort la poche » sont des facteurs de la grandeur de leur civilisation ! La plupart des gens pensent même qu’il n’y a aucune façon naturelle d’être, que c’est dans la nature des humains que de se conduire ainsi, et que le fait d’agir de toute autre façon tuerait la force intérieure qui pousse l’homme à réussir. (Personne ne pose la question : « Réussir quoi ? »)


Bien que cela soit difficile à comprendre pour des êtres véritablement éclairés, la plupart des gens, sur votre planète, soutiennent cette philosophie et c’est pourquoi la plupart des gens ne se souvient pas des masses souffrantes, de l’oppression des minorités, de la colère de la classe inférieure ou des besoins de survie de quiconque sauf pour eux-mêmes et leur famille immédiate.


La plupart des gens ne voient pas qu’ils sont en train de détruire leur terre, la planète même qui leur donne la vie, parce que leurs actions ne visent qu’à améliorer leur propre qualité de vie. Curieusement, ils ne voient pas suffisamment loin pour observer que les gains à court terme peuvent engendrer des pertes à long terme, comme c’est souvent le cas et comme ce sera encore souvent le cas.


La plupart des gens se sentent menacés par la conscience de groupe, par un concept comme le bien collectif, par l’idée générale d’un monde unique, ou par un Dieu en union avec toute la création plutôt que séparé d’elle.


Cette peur de tout ce qui mène à l’unification, en plus du fait que votre planète glorifie Tout ce qui sépare, produit la division, la disharmonie, la discorde… Et nous ne semblons même pas capables de tirer des leçons de votre propre expérience : nous maintenons nos comportements et nous obtenons les mêmes résultats.


L’incapacité de ressentir la souffrance d’un autre comme étant la sienne propre, voilà ce qui permet à une telle souffrance de continuer.


La séparation engendre l’indifférence, la fausse supériorité. L’unité produit la compassion, l’égalité authentique.


Les événements qui se produisent sur votre planète, régulièrement, depuis 3000 ans, sont, pourrions-nous dire, un reflet de la Conscience collective de « notre groupe », de tout le groupe de notre planète.


Ce niveau de conscience est carrément primitif.

Une réelle entre aide entre les nations ?

Présentement, nous voyons le monde, d’un point de vue géopolitique, comme une collection d’Etats-Nations, chacun étant souverain, séparé et indépendant des autres.


Les problèmes intérieurs de ces Etats-Nations indépendants ne sont pas considérés, en général, comme les problèmes du groupe dans son ensemble, à moins et jusqu’à ce qu’ils affectent le groupe dans son ensemble (ou les membres les plus puissants de ce groupe).


Le groupe dans son ensemble réagit aux conditions et aux problèmes des Etats distincts fondés sur les intérêts acquis du plus grand groupe. Si personne, dans le plus grand groupe, n’a rien à perdre, la situation dans un Etat distinct pourrait se dégrader et personne ne s’en soucierait beaucoup.


Des milliers de gens peuvent mourir de faim chaque année, des centaines peuvent mourir dans une guerre civile, des despotes peuvent piller la campagne, des dictateurs et leurs brutes armées peuvent violer, piller et tuer, des régimes peuvent dépouiller des gens des droits humains fondamentaux, et nous autres, nous ne ferons rien. Selon nous, c’est un « problème intérieur ».


Mais, quand nos intérêts sont menacés là-bas, quand nos investissements, notre sécurité, notre qualité de vie sont en jeu, nous rallions notre pays et tentons de rallier notre monde derrière nous, et nous nous précipitons là où même les anges n’osent pas mettre le pied.


Nous disons alors le Gros Mensonge, prétendant que nous faisons ce que nous faisons pour des raisons humanitaires, pour aider les peuples opprimés du monde, alors qu’à la vérité, nous sommes tout simplement en train de protéger nos propres intérêts.


La preuve, c’est que lorsque nous n’avons pas d’intérêts, nous ne nous sentons pas concernés.


La machinerie politique du monde fonctionne à partir de l’intérêt personnel. Est-ce vraiment neuf ?


Il devra y avoir du neuf si nous voulons que notre monde change. Nous devons commencer à considérer les intérêts de quelqu’un d’autre comme les nôtres. Cela n’arrivera que lorsque nous reconstruirons votre réalité mondiale et que nous nous gouvernerons en conséquence.


Alors, pourquoi ne pas travailler ensemble au niveau mondial pour répondre aux besoins les plus fondamentaux de chacun ?


Après tous ces millénaires d’histoire humaine, nous avons à peine évolué. Nous fonctionnons encore selon la mentalité primitive du « chacun pour soi ».


Nous pillons la Terre, violons ses ressources, exploitons ses gens.


Nous faisons tout cela à nos propres fins égoïstes, parce que nous avons développé un mode de vie que nous ne pouvons maintenir d’aucune autre façon.


Chaque année, nous devons abattre des millions d’hectares d’arbres, sous peine de ne pas pouvoir lire notre journal du dimanche. Nous devons détruire des kilomètres de l’ozone protecteur qui recouvre votre planète, sous peine de nous priver de notre fixatif pour cheveux. Nous devons polluer nos rivières et ruisseaux de façon irréversible, sinon nos industries ne pourront nous donner plus grand, meilleur et davantage. Et nous devons exploiter le plus petit d’entre nous, le moins avantagé, le moins éduqué, le moins conscient, sous peine de ne pouvoir vitre au sommet de l’échelle humaine dans un luxe inouï (et inutile). Finalement, nous devons nier que nous faisons cela, sous peine de ne pouvoir nous supporter.


Nous ne pouvons trouver dans votre cœur de « vivre simplement, afin que les autres puissent tout simplement vivre. Cette sagesse d’autocollant est trop simple pour nous. C’est trop demander. Trop donner. Après tout, nous avons travaillé si fort que pour ce que nous avons ! Et si le reste de la race humaine, pour ne rien dire des enfants de nos propres enfants, doit souffrir pour cela, après nous le déluge, non ? Nous avons fait ce que nous devions faire pour survivre, pour « réussir », ils peuvent bien faire la même chose ! Après tout, c’est vraiment chacun pour soi non ?



Vivre dans la dignité

Si les besoins de chaque personne de la planète étaient satisfaits, si la masse des gens pouvaient vivre dans la dignité et échapper à la lutte pour la simple survie, cela n’ouvrirait-il pas la voie pour que toute l’humanité s’engage dans des poursuites plus nobles ?


La grandeur individuelle serait-elle vraiment supprimée si la survie individuelle était garantie ?

La dignité universelle doit-elle être sacrifiée à la gloire individuelle ?


Il y a plus de ressources que nécessaire sur votre planète pour assurer des réserves adéquates à tous (en supposant que nous arrêtions de détruire notre terre, Cf. ci-dessous). Comment se peut-il que des milliers de gens meurent de faim chaque année ? Que des centaines soient sans abri ? Que des millions réclament à cor et à cri la simple dignité ?


Si les gens aisés disent qu’ils ne veulent pas aider les affamés et les sans-abris pour ne pas leur enlever leur pouvoir, alors vos gens aisés sont des hypocrites. Car personne n’est vraiment « aisé » s’il est « aisé » pendant que d’autres sont en train de mourir. Voici le summum de l’hypocrisie, datant de ce jour (21 décembre 2017)


Le président américain Donald Trump a dit envisager de couper l’aide des Etats-Unis aux pays qui votent contre sa décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël à l’Assemblée générale des Nations unies jeudi.

« Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars, puis ils votent contre nous. Et bien nous examinons ces votes de près. Qu’ils votent contre nous si c’est ce qu’ils veulent, ça nous fera économiser beaucoup d’argent. Ca ne nous dérange pas ».


L’évolution d’une société se mesure à sa façon de traiter les plus petits de ses membres. Comme je l’ai dit, le défi consiste à trouver l’équilibre entre le fait d’aider les gens et celui de leur nuire.


La dignité humaine fondamentale n’est-elle pas le droit que chacun acquiert en naissant ? Ne devrait-elle pas l’être ?


Si on cherche davantage que les niveaux minimums, plus de nourriture, de plus grandes maisons, de beaux vêtements, on peut chercher à atteindre ces buts. Mais quelqu’un devrait-il lutter pour même survivre, sur une planète où il y en a plus que suffisamment pour chacun ?

Voilà la question centrale qu’affronte l’humanité.


Le défi n’est pas de rendre tout le monde égal, mais de donner à chacun au moins l’assurance d’une survie de base dans la dignité, afin que chacun puisse ensuite avoir la chance de choisir ce qu’il veut de plus.



Tout le monde aurait-il sa chance ?

D’autant croient que l’occasion d’accumuler de la richesse, une richesse illimitée, est la pierre d’assise du système de libre entreprise et de compétition ouverte, et qu’il a produit la plus grande société que le monde ait jamais connue… Ah oui ? Ceux qui le croient vraiment se font d’immenses illusions et ne voient rien de la réalité actuelle sur notre planète. Dans les pays occidentaux, nous avons tendance à considérer le statut de classe comme une fonction de notre effort individuel. Comme certains ont « réussi », nous pensons pour acquis que n’importe qui le peut. Cette vision est simpliste et naïve. Elle prend pour acquis que chacun a une chance égale, tandis qu’en fait, dans ces pays, les riches et les puissants luttent et se battent pour s’agripper à leur argent et à leur pouvoir et pour les faire augmenter.


Ils le font en éliminant systématiquement la compétition, en réduisant au minimum, par voie institutionnelle, les chances véritables et en contrôlant collectivement la circulation et la croissance de la richesse.


Ils le font par toute sorte de moyens : des pratiques de travail injustes qui permettent d’exploiter les masses des pauvres du monde, jusqu’aux pratiques concurrentielles du réseau de vieux copains, qui réduisent au minimum (et détruisent presque) les chances d’un nouveau venu d’entrer dans le cercle restreint des gens qui « réussissent ». Ils cherchent alors à contrôler la politique et les programmes gouvernementaux dans le monde entier, afin de s’assurer encore davantage que les masses de gens demeurent réglés, contrôlés et soumis.


Dans la plupart des cas, ce ne sont pas les riches en tant qu’individus qui le font, mais les systèmes sociaux et les institutions qu’ils représentent. Ces systèmes et institutions ont été créés par les riches et les puissants, et ce sont les riches et les puissants qui continuent de les soutenir.


En appuyant de tels systèmes sociaux et institutions, ces individus peuvent se laver les mains de toute responsabilité personnelle quant aux conditions qui oppriment les masses tout en favorisant le riches et les puissants.


Par exemple, revenons aux soins de santé aux USA… Inutile ici de revenir sur ce qui se passe actuellement…


Avant l’Obamacare, aux États-Unis, c’est l’emploi qui constituait la porte d’accès traditionnelle à une assurance maladie : beaucoup d’employeurs offrent une couverture santé à leurs travailleurs. Aujourd’hui, la majorité des Américains disposent d’une couverture médicale par l’intermédiaire de leur employeur – ou de celui d’un membre de leur famille. Mais la proportion d’employeurs qui proposent une couverture à leurs travailleurs a fortement décliné au cours de la décennie passée, passant de 65 % en 2000 à 55 % dix ans plus tard en raison de la forte croissance du montant des primes d’assurance.



En pratique, les employés des petites entreprises et les travailleurs à bas salaires ont beaucoup moins de chances de se voir proposer une assurance santé que les employés des grandes sociétés. En l’absence de couverture liée à l’emploi, ils peuvent acheter une police d’assurance directement auprès d’un assureur privé, sur le marché dit individuel. Mais les polices proposées sur ce marché sont généralement à la fois beaucoup plus coûteuses et bien moins généreuses que les polices collectives. Le marché individuel est aussi très faiblement règlementé, de sorte que les assureurs sont dans une large mesure libres de différencier les primes ou de restreindre l’étendue de la couverture en fonction de l’état de santé du demandeur. Par conséquent, de nombreux travailleurs à bas salaires, surtout ceux qui souffrent de conditions médicales dites préexistantes, restent sous-assurés en dépit de coûts exorbitants, ou ne sont tout simplement pas en mesure de s’offrir une quelconque couverture médicale.


Obama Care

Qualifié d'historique, le texte permet de garantir une couverture santé à 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus.

En vertu du texte ainsi adopté, la plupart des Américains ont l'obligation de s'assurer sous peine de se voir infliger des pénalités. Des subventions sont accordées par le gouvernement fédéral pour aider les familles aux plus bas revenus à payer leurs cotisations. Les entreprises de plus de 50 salariés qui ne fournissent pas de couverture doivent également payer des pénalités.

Par ailleurs, le texte interdit aux assurances de refuser de couvrir des personnes en raison de leurs antécédents médicaux. Les parents peuvent également protéger leurs enfants jusqu'à l'âge de 26 ans.



L’essentiel, c’est que ce sont les riches et les puissants qui soutiennent de telles structures sociales et qui résistent obstinément à tout effort réel de les changer ; Ils s’opposent à toute approche politique ou économique qui cherche à fournir une chance véritable et une dignité authentique à tous les gens.


Que dire du droit de tous les gens à vivre dans un cadre d’une décence minimale, avec suffisamment de nourriture pour ne pas mourir de faim, suffisamment de vêtements pour rester au chaud ? Et les droits des gens de partout à recevoir des soins de santé adéquats, le droit de ne pas avoir à souffrir ou à mourir de complications médicales relativement mineures, que les possédants surmontent en claquant du doigt ?



Destruction de notre terre et de ses ressources

Les ressources de notre planète, y compris les fruits du labeur des masses, des indescriptiblement pauvres qui sont continuellement et systématiquement exploités, appartiennent à tout le monde et non seulement à ceux qui sont suffisamment riches et puissants pour procéder à l’exploitation.


Voici comment fonctionne l’exploitation : nos riches industriels vont dans un pays ou une région où il n’y a aucun travail, où les gens sont démunis, où il existe une pauvreté abjecte. Les riches y établissent une usine, offrant à ces pauvres gens des emplois, parfois des emplois de dix, douze et quatorze heures par jour, pour des salaires inférieurs aux normes, pour ne pas dire inférieurs à la dignité humaine. Ce n’est pas suffisant pour permettre à ces travailleurs d’échapper à leurs villages infestés par les rats, mais juste assez pour les laisser vivre ainsi, par opposition à n’avoir ni nourriture ni abris.


Et lorsqu’on les interpelle là-dessus, ces capitalistes disent : « Eh, ils vivent tout de même mieux qu’avant, non ? Nous avons amélioré leur situation ! Les gens acceptent ces emplois, non ? Dites donc, nous leur avons accordé des chances ! Et c’est nous qui prenons tous les risques ! ».

Mais quel risque y a-t-il à payer des gens 75 cents l’heure pour fabriquer des souliers de course qui vont se vendre 125 € la paire ?


Est-ce un risque ou de l’exploitation pure et simple ?


Un tel système d’obscénité ne pourrait exister que dans un monde motivé par l’avidité, où la marge de profit, et non la dignité humaine, est la première considération.


Ceux qui disent que « par rapport aux normes de leur société, ces paysans se portent à merveille ! » sont des hypocrites du pire acabit. Ils jetteraient une corde à un noyé, mais refuseraient de le tirer vers la rive. Puis, ils se vanteraient du fait qu’une corde vaut mieux qu’une pierre.


Plutôt que d’élever les gens à la dignité véritable, ces possédants donnent aux démunis du monde juste assez pour les rendre dépendants, mais jamais suffisamment pour leur donner de pouvoir véritable. Car les gens qui ont un pouvoir économique véritable ont la capacité, ensuite, d’agir sur le « système » au lieu d’y être tout simplement soumis. Et c’est la dernière chose que veulent les créateurs du système !


Alors, la conspiration continue. Et pour la plupart des riches et des puissants, ce n’est pas une conspiration d’action, mais une conspiration du silence.


Alors, allons maintenant, poursuivons notre chemin, et surtout, ne disons rien de l’obscénité d’un système socio-économique qui récompense un dirigeant de compagnie d’une prime de 70 M $ pour avoir fait augmenter les ventes d’une boisson gazeuse, tandis que 70 M de gens ne peuvent se permettre le luxe d’en boire, et encore moins de manger suffisamment pour rester en santé.


N’en voyons pas l’obscénité.


Appelons cela l’économie mondiale de libre marché, et disons à chacun à quel point nous en sommes fiers…



D’après Neale Donald Walsch

Conversations avec Dieu


 
 
 

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